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Synthèse de l’intervention de Roland DesbordesPublié le 1er décembre 2010 :
http://www.irradiation-aliments.org/Synthese-de-l-intervention-de.html 14 octobre 2010 - Conférence "Aliments irradiés : aurons-nous demain le choix ?" L’irradiation est utilisée pour conserver les produits alimentaires périssables. Mais de plus en plus elle est recommandée par certains organismes de santé publique pour "hygiéniser" des produits élaborés dans de mauvaises conditions sanitaires (ex : Crevettes grises qui sont élevées dans des eaux polluées). Et cela, alors même qu’il est rappelé qu’elle ne doit pas se substituer aux bonnes pratiques d’élaboration des aliments. Le principe est de détruire les bactéries, toxines,...responsables du pourrissement. Mais cela va aussi détruire une bonne part des vitamines. Il y a donc bien tromperie du consommateur qui croit manger un produit frais (ex : fraise), parce qu’il en a l’aspect, alors que l’on peut considérer le produit comme "biologiquement mort ». En France une liste limitée d’aliments autorisés....mais la liste est beaucoup plus longue dans des pays voisins...et les produits circulent librement ! Les rayons utilisés sont de très haute énergie (d’où leur pouvoir destructeur), mais ne produisent pas d’élévation de température du produit traité ni le rend radioactif. Les doses délivrées (donc la quantité de dégâts dans les organismes vivants), sont très élevées, 5 à 10 000 fois la dose mortelle pour l’homme. L’information du consommateur est elle aussi trompeuse puisque en France les produits doivent porter la mention "traité par ionisation", alors que l’ionisation est une des conséquences de l’irradiation et pas la cause. On peut même trouver parfois la mention "pasteurisé à froid" ! Au delà de la destruction des micro-organismes, l’irradiation induit l’apparition de nouvelles molécules (par la recombinaison des radicaux libres fabriqués), dont au moins une, la 2 ACB a été identifiée. Elle figure au tableau des molécules cancérigènes et mutagènes. Comment savoir si un produit a subi le traitement ? Quand ? Et à quelle dose ? Il existe plusieurs types d’analyses pour déterminer si un produit a été irradié ou non. Mais aucune n’est totalement fiable. Beaucoup de "faux négatifs" apparaissent car les différentes méthodes sont perturbées par les autres traitements qu’a pu subir l’aliment (froid, pression, séchage,...) et si le traitement est ancien. Enfin aucune méthode ne permet de connaitre la date du traitement et la dose. On a donc laissé se développer une technique sans posséder les outils de base pour la contrôler. Les installations (irradiateurs) sont du point de vue administratif comparables à une centrale nucléaire (installation nucléaire de base : INB), car les risques sont importants pour le personnel et l’environnement. Les transports des sources radioactives présentent des dangers en cas d’accident ou d’incendie. Enfin, en fin de vie, ces installations devront être démantelées et généreront de grandes quantités de déchets. La question posée par le collectif contre l’irradiation à l’Agence Française de sécurité sanitaire des aliments, sur l’impact de l’irradiation sur les emballages plastiques des produits (ce qui est recommandé par les industriels pour éviter une contamination ultérieure au traitement), qui génère des molécules de dégradation, dont certaines sont connues comme perturbateurs endocriniens, n’a pas obtenu de réponse satisfaisante. Pourtant l’AFSSA reconnait la pertinence de la question, mais ne remet pas en cause la technique même si l’on n’a pas de réponse à cette question. Face à tout cela, pas de vraie étude sur la toxicité de cette pratique. Les organismes de santé publique (OMS, Codex Alimentarius, AIEA,....) se contentent d’appliquer le "principe de similitude". Cela ressemble à de la stérilisation, c’est donc sensé avoir les mêmes effets ! Devant ces questions soulevées qui n’ont pas de réponse claire de la part des autorités, il serait opportun d’instaurer un moratoire. Malheureusement la tendance des responsables semble aller dans l’autre sens. L’Europe qui jusqu’à maintenant était plutôt en retrait par rapport à d’autres pays, doit élaborer une nouvelle directive sur l’irradiation. La commission a été approchée par des groupes d’intérêts pilotés par l’AIEA, le principal promoteur de l’utilisation de l’irradiation (considérée comme une application pacifique de l’atome). A en croire certains on pourrait tout irradier et à n’importe quelle dose. La menace est sérieuse. Roland Desbordes est physicien et président de la CRiiRAD. Consulter le dossier complet de la conférence du 14 octobre 2010 | |
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Collectif français contre l'irradiation des aliments
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