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Avis sanitaires : "En France, jusqu’ici tout va bien !", par le Collectif français contre l’irradiation des alimentsExtrait du livre "Aliments irradiés : atome, malbouffe et mondialisation" publié par le Collectif français contre l’irradiation des aliments, aux éditions Golias. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) est un établissement public indépendant de veille, d’expertise et de recherche sur les risques sanitaires et nutritionnels des aliments destinés à l’homme et aux animaux. Elle a été créée en 1999 à la suite des multiples crises sanitaires. Le dernier avis de l’AFSSA sur l’ionisation des aliments date d’avril 2007 . Il s’agit d’une revue des données récentes relatives à l’ionisation des denrées destinées à l’alimentation humaine, qui fait également référence aux avis des institutions internationales et à ceux du CSAH. Elle donne des informations fallacieuses parce qu’incomplètes, concernant notamment les quantités irradiées dans l’Union européenne, la recommandation de la norme Codex ou la réalité des contrôles, déformant ainsi les faits . Son précédent avis datait de 2001. En ne prenant en compte les travaux scientifiques qu’à partir de 2005, il exclut notamment l’étude franco-allemande mentionnée plus haut. D’autres études conduites in vivo et in vitro n’ont pas été prises en compte, qui font apparaître des effets de génotoxicité et de cytotoxicité . En revanche, des études plus récentes conduites par Chris Sommer, du Ministère de l’agriculture des Etats-Unis, ont été considérées (4 références dans la bibliographie), les seules recherches sur les 2-ACBs conduites aux Etats Unis. Il semblerait par ailleurs que ces recherches aient toutes été conduites in vitro, motif pourtant avancé par le CSAH en 2002 pour rejeter la validité de l’étude transfrontalière. Le rapport conclut que « la littérature scientifique récente n’apporte pas d’éléments nouveaux qui permettraient, sous l’angle toxicologique notamment, de remettre en question les conclusions des évaluations conduites jusqu’à présent concluant à la sécurité des aliments traités par ionisation ». Dans son avis de 2001, l’AFSSA indiquait que « de plus les aliments ainsi traités ne constituent pas la source principale de nutriment dans le régime alimentaire français. » Cette mention ne figure plus dans le dernier rapport. Faut-il comprendre qu’il devient envisageable que des aliments irradiés constituent la source principale de nutriments dans le régime alimentaire français ? Dans un récent dossier , la revue médicale indépendante Prescrire constate que « plusieurs questions comme celles posées par la nocivité éventuelle des produits de radiolyse, la radiorésistance de certains microorganismes et la dégradation de plusieurs vitamines sont toujours étudiées » et que « des inconnues subsistent sur les effets à long terme d’une consommation à grande échelle d’aliments irradiés ». Les autorités de sécurité sanitaires, qui se donnent toutes généralement l’objectif à la fois de « protéger la santé des consommateurs et assurer des pratiques loyales dans le commerce alimentaire » , ont une fâcheuse tendance – et c’est un euphémisme – à faire passer les intérêts économiques en priorité, sous couvert de défense des intérêts des consommateurs… D’abord promue par des politiques soucieux de rendre populaire l’énergie atomique, dans une idéologie posant les technologies nucléaires comme propres et quasi miraculeuses, l’irradiation des aliments s’avère un outil idéal pour les modes de production et de commercialisation hyper-industrialisés et l’éradication hyper-hygiéniste des risques sanitaires, qu’ils génèrent eux-mêmes en grande partie. Avalisant le tout, la norme Codex fait planer sur les pays de l’Union le risque d’une plainte devant l’Organe de règlement des différends de l’OMC et des taxes punitives correspondantes, comme c’est encore le cas aujourd’hui pour la viande de bœuf aux hormones. Entre l’idéologie pro-nucléaire et les intérêts industriels, quelle place reste-t-il à la santé et à la démocratie ? Mise en ligne : mardi 24 juin 2008 | |
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Collectif français contre l'irradiation des aliments
www.irradiation-aliments.org - T/F : +33 (0)1 48 05 86 81 21 rue Alexandre Dumas - 75011 Paris - courriel | |