CONTROLES DES UNITES D’IRRADIATION :
Pour l’année 2005, 10 Etats membres disposaient d’unités d’irradiation agréées. 2 pays, l’Espagne et l’Italie, importants producteurs de fruits et légumes n’ont pas communiqué les informations sur les contrôles efffectués dans les unités d’irradiation. Par conséquent la quantité exacte de denrées alimentaires irradiées dans l’Union européenne au cours de l’année 2005 est inconnue.
CONTROLES EFFECTUES AU STADE DE LA COMMERCIALISATION :
- Une augmentation du pourcentage de produits irradiés non-étiquetés. Alors qu’en 2003, les contrôles effectués sur des denrées alimentaires mises sur le marché indiquaient que 2,1% des produits (hormis compléments alimentaires) étaient « ionisés » sans avoir été
étiquetés en conséquence, en 2004 il est apparu que 3,9% des produits mis sur le marché n’étaient pas (ou mal) étiquetés. Mais, là encore, les données qui nous sont fournies doivent être analysées avec prudence car le choix des échantillons et la quantité d’échantillons contrôlés varie énormément en fonction du pays. De plus, seuls 16 Etats membres sur 25 ont déclaré avoir effectué des contrôles en 2004 (contre seulement 11 Etats en 2003). L’augmentation du nombre d’échantillons contrôlés s’est accompagnée d’une augmentation du ratio de produits irradiés et mal étiquetés. Si des contrôles avaient été effectués dans tous les Etats membres et sur une palette uniformisée d’échantillons, il y a fort à parier que ce ratio serait plus important. En 2005 aussi, 16 Etats ont effectué des contrôles. 4% des échantillons se sont révélés irradiés illégalement et/ou n’étaient pas étiquetés correctement. « Sur les 287 échantillons qui se sont révélés irradiés, six seulement avaient fait l’objet d’un traitement par ionisation légal et étaient étiquetés correctement. »
Tous les rapports de la Commission européenne sont téléchargeables à l’adresse suivante :
http://ec.europa.eu/food/food/biosafety/irradiation/index_fr.htm
SITUATION EN FRANCE
CONTROLES AU NIVEAU DES UNITES D’IRRADIATION :
Les données suivantes sont les chiffres donnés par la France à l’UE pour les années 2004/2005 et montre les variations des quantités de produits alimentaires irradiés en France entre ces deux années.
VARIATIONS 2004-2005 (chiffres de l’UE), 2005 (2004) en t Variation
- Herbes, épices et légumes secs 134,3 t (Herbes, épices et condiments végétaux : 203 t en 2004 et Légumes et fruits secs : 2 t et Herbes congelées 1 en 2004)
- Gomme arabique 134,3 (28) Hausse de 86,3 t
- Caséine, caséinates 43,5 (54) Baisse de 10,5 t
- Viandes de volailles séparées mécaniquement, abats de volailles 1849,2 (635) Hausse de 1214,2 t
- Cuisses de grenouilles congelées 939,8 (813) 126,8 t
- Crevettes 10,5 (20) Hausse de 9,5
- Flocons de céréales pour produits séchés, pas de données
TOTAL 3 111 (1 802) Hausse de 1 309 t
D’après les informations fournies par les autorités françaises en charge de ces questions, il semblerait donc qu’il y ait une hausse globale conséquente des quantités de produits alimentaires traités par irradiation entre 2004 et 2005. Il est difficile de comparer cette tendance française avec la tendance générale au niveau de l’UE puisqu’en 2005,
l’Espagne et l’Italie, pays disposant d’unités d’irradiation agréées et importants producteurs de fruits et légumes n’ont pas transmis les informations requises.
CONTROLES EFFECTUES AU STADE DE LA COMMERCIALISATION :
Comme en 2004, il est très difficile de conclure quoi que ce soit pour l’année 2005 en ce qui concerne la présence de denrées alimentaires irradiées mal étiquetées en France. Alors qu’en 2003, aucun échantillon de denrées alimentaires n’a été prélevé au stade de la commercialisation en vue de déceler un éventuel traitement par ionisation, en 2004, seuls « soixante échantillons, dont la plupart étaient des échantillons d’épices, ont été analysés en tout. » Le fait qu’aucun ne se soit révélé irradié est loin d’être révélateur de la situation réelle en terme d’étiquetage dans l’hexagone. En 2005, 86 échantillons ont été analysés et « 6 échantillons d’herbes se sont révélés irradiés et incorrectement étiquetés ». Avec seulement soixante échantillons contrôlés, la France se situe loin derrière des pays comme l’Allemagne où plus de 4000 échantillons ont été analysés.
De plus, la concentration des analyses sur des échantillons d’épices est loin d’être représentative de la situation en France. En Allemagne, des analyses ont été faites sur une grande variété de produits et notamment les produits importés d’Asie où les traces d’irradiation sont fréquentes (plats cuisinés déshydratés, légumes secs, champignons séchés).