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Page d’actualité sur l’irradiation des aliments

Campagne contre l’irradiation des aliments


Menaces sur la biodiversité « L’industrie génétique remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir »

Par Sophie Chapelle, 11 mars 2009

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés… Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Des projets à faire frémir. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.

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Les semences mutantes irradiées, nouvelles Stars du Salon de l’agriculture ?

Paris, le 27 février 2009 – Communiqué de presse des Amis de la terre, membre du Collectif français contre l’irradiation des aliments

Le Salon international de l’agriculture qui ferme ses portes dimanche devrait être l’occasion de mettre en valeur les savoirs paysans et de promouvoir une agriculture respectueuse de la nature et de l’être humain. Ce n’est pourtant pas le cas. Après les OGM, les plantes modifiées par irradiation envahissent nos assiettes… Cela, sans que le consommateur en soit informé ni que des études soient menées pour écarter tout risque pour la santé et l’environnement.

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Lire l’article de Thierry Folliard du Collectif français contre l’irradiation des aliments sur les semences irradiées (Biocontact, février 2009)


Canada - Listériose - L’irradiation des aliments revient au programme

Dans le Devoir, Édition du lundi 08 septembre 2008

Dans la foulée de la crise de la listériose qui vient de s’abattre sur le pays, Santé Canada se prépare à dépoussiérer son projet de modification réglementaire pour allonger la liste des aliments pouvant être traités par irradiation, a appris Le Devoir. Cette mesure sanitaire controversée était sur la voie d’évitement depuis quatre ans, malgré un avis favorable donné en 2004 par les scientifiques du ministère fédéral de la Santé. Elle pourrait viser le boeuf, le poulet, les crevettes ainsi que les mangues. Pour le moment.

Selon nos informations, Santé Canada va remettre en effet dans les prochaines semaines l’irradiation des aliments au programme afin de répondre aux préoccupations des consommateurs au sujet de la salubrité et de l’innocuité des aliments. Le ministère organise d’ailleurs dans cette optique, sans tambour ni trompette, des groupes de discussion dans quelques villes canadiennes, dont Toronto et Montréal, afin de prendre le pouls de l’opinion publique sur l’irradiation. Les fonctionnaires fédéraux ont également l’intention de rappeler dans les prochains jours au ministre Tony Clement, comme ils l’avaient fait à son prédécesseur en 2004, qu’après évaluation scientifique, les freins à l’irradiation du boeuf, du poulet, des crevettes et des mangues ne seraient tout simplement pas justifiés.

« C’est une très bonne nouvelle, a indiqué au Devoir Monique Lacroix, de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS-Armand Frappier) et chercheuse au Centre d’irradiation du Canada. Cela prend malheureusement toujours des bombes pour que les gens se réveillent. Cette fois-ci, j’espère que c’est la bonne. »

Craintes des consommateurs

L’idée d’irradier viandes, crustacés et fruits est sur la table à dessin de Santé Canada depuis le début du siècle. Cette technique qui consiste à exposer des aliments aux rayons gamma du cobalt 60 pour éradiquer les bactéries pathogènes qu’ils pourraient contenir — et dont la Listeria monocytogenes fait partie —, a été au coeur de 22 mois de consultations publiques, d’un océan à l’autre, entre 2002 et 2004. L’irradiation est autorisée au pays depuis les années 60 pour le traitement des pommes de terre et des oignons et, depuis 1984, pour les farines, les épices et les aliments déshydratés. Sous la pression des industriels de l’alimentation, l’ajout des produits carnés à cette liste est envisagé depuis quelques années, sans avoir toutefois reçu l’aval ultime des ministres de la Santé des dernières années qui ont le dernier mot en matière d’irradiation des aliments.

Cette timidité s’explique en partie par les craintes exprimées par les consommateurs. Une source proche du dossier à Santé Canada indique en effet que plus de 3000 lettres ont été reçues dans les dernières années. Toutes les missives demandaient en substance au ministère de ne pas aller de l’avant avec ce projet. Avec une image de radioactivité qui lui colle à la peau, l’irradiation n’est pas facilement acceptée par les consommateurs, même si l’Institut canadien de science et technologie alimentaires, dans un rapport d’évaluation, considère que cette technique, est « d’un point de vue toxicologique, microbiologique et nutritionnel » aussi sécuritaire que d’autres, plus traditionnelles, « comme la pasteurisation et la mise en conserve ».

Or, après la commotion causée dans les dernières semaines par la flambée de Listeria monocytogenes dans une usine de l’entreprise Maple Leaf à Toronto, Santé Canada ferait désormais le pari de l’étiolement des réticences chez les consommateurs, étiolement qui faciliterait la remise sur rail de son projet de modification réglementaire. Largement soutenue par l’industrie agroalimentaire, l’irradiation vise principalement à s’attaquer à la prolifération de l’E. coli 0157:H7, bactérie à l’origine de la maladie dite du hamburger dans l’alimentation. Sous l’effet des rayons gamma qui s’attaquent à l’ADN des bactéries, ce pathogène, tout comme les salmonelles et la Listeria, est entièrement éradiqué. Mieux, les viandes voient également leur durée de vie prolongée en raison de la destruction des micro-organismes responsables de leur putréfaction.

Autorisée dans près de 50 pays dans le monde, dont les États-Unis, l’irradiation des viandes et autres aliments s’accompagne toutefois d’une obligation : l’emballage du produit doit porter la mention « irradié » ainsi que le symbole « radura » (une plante dans un cercle brisé) afin d’éclairer le choix des consommateurs. Notons également qu’à ce jour aucune demande officielle de l’industrie n’a été présentée à Santé Canada pour inclure la charcuterie, à l’origine de la récente éclosion de listériose, dans la liste des aliments pouvant être soumis à l’irradiation. « Mais cela pourrait ne pas tarder, dit Mme Lacroix. Plusieurs études scientifiques démontrent que l’irradiation des charcuteries ne pose, elle aussi, aucun problème. »

Fabien Deglise


Juin 2008 - le 1er livre en France sur l’irradiation des aliments vient de paraître aux éditions Golias

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Aliments irradiés : atome, malbouffe et mondialisation

Présentation de l’ouvrage

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L’irradiation des aliments est officiellement une technologie idéale au service de la sécurité sanitaire mondiale permettant d’éliminer des pathogènes responsables de millions d’infections d’origine alimentaire. Elle est souvent présentée comme une alternative bienvenue à l’usage d’autres dispositifs comme les produits chimiques (devenus interdits ou impopulaires parce que toxiques). C’est cependant - et surtout - une technologie multi usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement, inhibition de la germination) servant à merveille les intérêts de multinationales, répondant à des normes de gestion du risque calibrées pour la production et la commercialisation industrielle de masse à l’échelle mondiale. C’est ainsi un outil de domination économique stratégique.

Après la vache folle, à côté des pesticides et des OGM, l’irradiation des aliments… Dans cet ouvrage collectif, des scientifiques, écologistes, économistes, syndicalistes et consommateurs apportent leur regard sur l’irradiation des aliments et le contexte dans lequel son usage se répand. C’est en réalité un instrument méconnu - mais emblématique - de la mondialisation des échanges agro-alimentaires, sous influence pro nucléaire. C’est une technologie en plein développement au niveau mondial, encouragée par les institutions internationales et certains Etats malgré des conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques non négligeables.

Les risques pour la santé qu’elle induit et les conséquences socio-économiques et environnementales de sa prolifération ne sont pas anodins : perte de vitamines, risques de perturbations génétiques et d’apparition de tumeurs cancéreuses ; conséquences pour l’emploi et l’économie locale par la délocalisation des productions ; risques liés au fonctionnement d’installations et au transport de matières nucléaires, aux modes de production et de distribution industriels de masse (pollutions, changement climatique, atteinte aux milieux naturels et à la biodiversité).

Si nos institutions – mondiales, européennes et nationales – taisent ces enjeux sous couvert de « sécurité sanitaire » et de satisfaction de la demande des consommateurs, il revient aux citoyens de s’informer et d’agir…

Ouvrage coordonné par le Collectif français contre l’irradiation des aliments Avec les contributions de Geneviève Azam, Jean-Pierre Berlan, Roland Desbordes, François Dufour, Yann Fiévet, Thierry Folliard, Véronique Gallais, Wenonah Hauter, Christian Jacquiau, Guy Kastler, Paul Lannoye, Lylian Le Goff, Catherine Le Rohellec, Olivier Louchard, Gilles Maréchal, Yveline Nicolas, Christian Rémésy, Aurélie Trouvé, François Veillerette.


L’Irradiation des aliments dans les médias

Retrouvez les reportages et articles sur l’irradiation des aliments (en ligne sur TF1, France Info...)


Interpellation des politiques français et des institutions européennes

En novembre dernier, le Collectif français contre l’irradiation des aliments a interpellé quatre ministres du gouvernements français : M. Borloo, Mme. Bachelot, Mme Lagarde et M. Barnier.
Seul ce dernier a répondu au courrier qui lui était adressé.

Nous demandions :

  • Des contrôles significatifs par la DGCCRF à l’importation et à la commercialisation, et l’application de sanctions sévères aux industriels en cas de fraude
  • La modification de la liste des aliments autorisés en France, de telle façon que celle-ci se conforme à la liste de l’Union européenne ;
  • L’attribution de fonds pour une recherche, indépendante et transparente, sur les effets pour la santé de la consommation d’aliments irradiés.

Malheureusement, M. Barnier ne répond pas de manière précise à nos revendications. Concernant notre demande de programmes de recherche indépendants sur les impacts à long terme de consommation d’aliments irradiés, il précise cependant qu’il " [...]demandera à ses services, en collaboration étroite avec les autres ministère impliqués, de faire de nouveau un point avec l’AFSSA pour évaluer la pertinence de rechercher d’autres molécules néoformées par l’action spécifique des rayonnements ionisants et qui pourraient être de nature à induire une toxicité ; ceci afin d’identifier le cas échéant de nouveaux projets de recherche."
Lire la réponse de M. Barnier

De la même manière, les députés présidents d’un groupe parlementaire à l’Assemblée ont été interpellés, soit MM. Copé, Sauvadet, Ayrault et Sandrier. Seul M. Sauvadet a accusé reception de notre courrier, sans répondre précisément à nos demandes.

Enfin, nous avons interpellé quatre commissaires européens : M. Dimas (DG Environnement), Mme Kunena (DG Protection des consommateurs), M. Kyprianou (DG Santé), M. Verheugen (DG Entreprises et Industrie).
Aucun des commissaires n’a répondu au courrier qui leur était adressé.


Communiqué de presse du 23 novembre 2007 : les nouvelles actions de la campagne

Lors de sa conférence de presse à Paris le 21 novembre 2007, à l’occasion de la Semaine internationale contre l’irradiation des aliments, le Collectif français contre l’irradiation des aliments a lancé sa nouvelle campagne et présenté l’évolution de la situation en France et dans le monde, avec l’appui de scientifiques mobilisés sur ces questions...
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L’irradiation des aliments : des risques multiples, une réglementation inefficace - Novembre 2007

Tandis que le nombre d’installations d’irradiation dans le monde s’accroît et que le volume d’aliments irradiés commercialisés dans les pays de l’Union européenne est inconnu – a fortiori en France – nous sommes inquiets de l’inefficacité de la réglementation européenne, et du manque de contrôles – notamment en France. Pourtant, nous manquons de données sur les risques pour la santé liés à la consommation d’aliments irradiés... Toutes les infos sur la campagne


Participer à la campagne

Parce que l’action de tous et de chacun-e est essentielle, vous pouvez vous mobiliser et :


Semaine internationale contre l’irradiation des aliments 2007

mobilisation du 19 au 25 novembre

À l’occasion de la Semaine Internationale contre l’Irradiation des Aliments qui se tiendra du 19 au 25 novembre 2007, les associations du Collectif Français contre l’Irradiation des Aliments se mobilisent pour interpeller les institutions et informer les citoyens et consommateurs sur cette technologie de la mondialisation méconnue.

L’agenda de la semaine

Documents joints

Mise en ligne : vendredi 30 novembre 2007


Collectif français contre l'irradiation des aliments
www.irradiation-aliments.org - T/F : +33 (0)1 48 05 86 81
40 rue de Malte - 75011 Paris - courriel
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